Comment trouver un produit éco-responsable sur Internet ?

  Mis à jour le  12 Mars 2026

Si vous êtes à la recherche d’un produit durable et éthique sur Internet, pourquoi ne pas utiliser un moteur de recherche solidaire français ou européen ? Vous pourrez ensuite affiner votre recherche en étudiant les écolabels, sans tomber dans le piège du greenwashing. Et puis une fois le produit de vos rêves trouvé, vous pourrez vous intéresser à l’hébergement du site. Retrouvez dans cet article de nombreuses informations pour trouver un produit éco-responsable sur Internet. 

Utilisez un moteur de recherche solidaire !

Rechercher un produit éco-responsable sur un site alternatif, c’est possible ! Il existe de nombreux sites solidaires. Ces sites engagés ne stockent pas de données personnelles, ne vous tracent pas ou s’engagent dans des actions humanitaires ou environnementales.

En matière de référencement, ces moteurs sont en principe aussi efficaces que les moteurs les plus populaires. Ils proposent des fonctions plus ou moins similaires. En les utilisant, vous donnez du sens à vos clics !

Attention ! Sauf dans certains cas précis, ces moteurs de recherche ne sont pas conçus pour trouver prioritairement des produits écoresponsables.

Ils se basent sur des moteurs de recherche populaires pour afficher les résultats de votre recherche. Mais vous soutenez par vos clics, des causes solidaires.

Exemple : un moteur de recherche allemand s’engage à financer des actions pour la planète : opérations de reboisement, investissements dans des systèmes d’agroforesterie etc.

Certains moteurs vous donnent des unités suite aux recherches effectuées qui vous permettent de sélectionner, parmi des actions ou programmes proposés, ceux que vous souhaitez financer. Attention ! Un moteur de recherche sérieux doit annoncer en toute transparence les pays dans lesquels ces actions ou programmes sont menés, les méthodes utilisées, les espèces protégées, les objectifs recherchés et surtout les noms des partenaires avec lesquels il coopère.

Intéressez-vous aux écolabels !

Les «  écolabels » peuvent vous aider à identifier de façon fiable des produits éthiques et/ou respectueux de l’environnement. Pour vous y retrouver plus facilement, il existe en Europe différents écolabels indépendants fixant des critères de certification précis.

Ces écolabels garantissent que les produits et services respectent certains critères. Ces critères visent à réduire leur empreinte environnementale tout au long de leur cycle de vie, tout en restant performants. Un organisme indépendant doit délivrer ces écolabels pour qu’ils soient fiables. L’absence d’écolabel sur un produit ne signifie pas pour autant qu’il ne sera pas éco-responsable. Les certifications ne se font pas forcément automatiquement mais sur demande. Toutefois, un écolabel sur un produit peut être un réel gage de durabilité.

Ne pas confondre les écolabels qui prennent en compte tout le cycle de vie du produit avec les autres systèmes de notation. Il existe par exemple des étiquettes énergétiques pour les équipements électroménagers prévues par la réglementation européenne. Ces étiquettes ne prennent en compte que la consommation d’énergie pendant la phase d’utilisation de l’équipement.

Les principaux labels présents dans toute l’Union européenne

logos de trois écolabels européens

De nombreux autres écolabels existent en Europe. Ils portent sur tout type de produit ou certains secteurs spécifiques, de l’alimentation aux produits d’hygiène en passant par l’informatique, le textile, le mobilier, les peintures, etc.

Exemples :

  • Une ONG allemande certifie pour des produits en bois et en papier que le bois utilisé provient de forêts ou plantations gérées de manière responsable, en prenant en compte les aspects sociaux, économiques, écologiques et culturels.
  • En Italie, un écolabel fixe des normes spécifiques évaluant la durabilité globale de l’activité des entreprises du secteur viticole.
  • Un label allemand certifie des marques distribuant des vêtements conçus et distribués dans des conditions de travail dignes. Les produits utilisés n’atteignent pas la santé des consommateurs. Le respect des conditions de travail s’effectue sur la base de plusieurs critères fixés par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Il doit être assuré à partir du traitement du textile jusqu’à sa distribution.

En France, vous trouverez de nombreuses informations concernant les écolabels les plus importants sur le site de l’Agence pour la transition énergétique (ADEME). La plateforme « Siegelklarheit » du Ministère fédéral allemand vous informe aussi sur les labels pour les consommateurs.

Sachez qu’au-delà des écolabels, vous pouvez également vous tourner vers diverses associations ou applications qui pourront vous guider sur votre empreinte écologique et vers des actions plus éco-responsables.

Exemple : une organisation publique aux Pays-Bas, « Milieu Centraal », informe et conseille librement les citoyens afin de les diriger vers des choix de consommation plus durables.  

Produits biologiques : deux labels à repérer

Si vous achetez en ligne des produits biologiques, faites attention à deux labels.

  • le label Agriculture Biologique. Il correspond au label français créé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il atteste qu’un produit contient au moins 95 % d’ingrédients agricoles certifiés bio. Notez que ce logo français AB est facultatif.
  • le logo Eurofeuille dans les autres pays de l’UE. C’est le label européen qui caractérise les produits respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique. Ce logo communautaire est obligatoire pour les produits biologiques. Il doit être accompagné d’une mention précisant l’origine des matières premières ainsi que du numéro de l’organisme certificateur.
labels biologiques
Ces deux labels certifient que les produits sont issus de l'agriculture biologique

Une directive européenne (dite directive « visant à donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique ») prévoit d’ici au 27 septembre 2026 de réglementer davantage les labels de développement durable. Ces labels de confiance ou de qualité, public ou privé, visent à distinguer et promouvoir un produit ou une entreprise pour ses caractéristiques environnementales ou sociales, voire les deux.

Les labels de ce type qui ne seront pas fondés sur un système de certification (vérification par un organisme tiers) ou établis par des autorités publiques seront interdits.

Afficher un label non certifié sera considéré comme une pratique commerciale déloyale.

Une autre directive européenne prévoit d’encadrer davantage les labels environnementaux. Ces labels s’intéressent uniquement ou principalement aux caractéristiques environnementales d’un produit, d’un processus ou d’un professionnel.

Pour qu’un professionnel puisse afficher un label environnemental, il devra passer par un système de certification. Cette certification permettra entre autres de :

  • Fournir des informations transparentes et accessibles sur la propriété, les décisions prises et les objectifs du label;
  • Elaborer les critères pour obtenir le label ;
  • Mettre en place un système pour recevoir et résoudre les plaintes ;
  • Établir des procédures précises pour traiter les cas de non-respect des exigences, y compris la possibilité de retirer ou de suspendre le label.

La directive prévoit également des procédures permettant de vérifier la conformité des systèmes de certification en question.

Afin d’éviter une multiplication rapide des labels environnementaux, le texte veut interdire la création de nouveaux systèmes publics nationaux ou régionaux de labels environnementaux dans l’Union européenne. Seule une procédure de validation serait envisagée pour les nouveaux systèmes de labels qui seraient établis par des entreprises privées de l’UE et d’Etats tiers.

Bonne nouvelle : la liste des systèmes de labels environnementaux conformes à la directive sera accessible gratuitement.

Certification, organisme certificateur, label, accréditation : Quèsaco ?

La certification est une démarche volontaire demandée par un vendeur ou fabricant d’un produit. L’objectif est de faire reconnaître la qualité d’un ou plusieurs de ses produits ou démontrer que celui-ci respecte une norme précise. Le vendeur doit alors s’engager à respecter un cahier des charges prévoyant une batterie de critères précis.

Un organisme certificateur indépendant et impartial effectue les contrôles du respect de ces critères. Selon la certification concernée, il effectue ces contrôles selon une certaine régularité. L’organisme certificateur doit faire l’objet d’une accréditation pour s’assurer de son impartialité, de sa compétence et de son professionnalisme. En France, le comité français d’accréditation (COFRAC) audite les organismes certificateurs, tels que l’Association française de normalisation (AFNOR).

Un label correspond quant à lui à un signe distinctif apposé sur le produit labellisé pour indiquer qu’il respecte les critères définis dans un cahier des charges précis.

Ne tombez pas dans le piège du greenwashing !

Une publicité sur fond vert, de l’eau, des arbres, le message « 50% de réduction d’émissions de CO₂ »… Pour certaines marques, tous les moyens sont bons pour vous convaincre du caractère éco-responsable de leurs produits !

L’écoblanchiment ou « greenwashing » en anglais est le fait pour un vendeur, un site, une marque de donner une image responsable à l’égard de l’environnement. L’objectif est de faire croire à tort qu’un produit est conçu de façon éco-responsable.

Cette pratique est considérée comme une pratique commerciale déloyale en France depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience. D’autres législations en Europe, comme en Italie par exemple, encadrent aussi cette pratique.

La Commission européenne a constaté qu’après avoir passé au crible 344 allégations environnementales de divers sites d’e-commerce européens, la moitié des allégations n’était pas étayée par des preuves et ne permettait pas aux consommateurs de juger de leur exactitude. La méfiance est donc de mise !

C’est la raison pour laquelle la directive dite sur les allégations environnementales qui entre en application le 27 septembre 2026 interdira les promesses écologiques sur les emballages de certains produits, s’ils ne sont pas justifiés.

Pour utiliser des allégations environnementales, le professionnel devra les prouver. Il devra par exemple :

  • préciser si l’allégation porte sur un produit dans son entier ou seulement une de ses caractéristiques, ou tout ou partie de son activité ;
  • s’appuyer sur des preuves scientifiques largement reconnues ;
  • démontrer  que les incidences, caractéristiques ou performances environnementales sont significatives du point de vue du cycle de vie du produit.

 Le professionnel devra aussi apporter des informations précises sur le produit (performances environnementales, études et calculs utilisés pour évaluer ces performances, explication sur les améliorations écologiques annoncées…). Vous aurez accès à ces informations sous forme de document physique ou via un lien internet ou un QR code.

Méfiez-vous tout de même…

L’hébergement éco-responsable d’un site marchand

Derrière chaque site Internet se cachent des serveurs, qui nécessitent énormément d’électricité, de place et de climatisation pour stocker les données (textes, images, vidéos…). Autant de consommation d’énergie qui pourrait être optimisé, lorsqu’on sait qu’en 2019, le numérique aurait consommé 10 à 15% de l’électricité mondiale.

Il existe donc des hébergeurs verts, qui cherchent à alimenter à 100% leurs data centers par des énergies renouvelables. Ils les localisent parfois dans les pays nordiques afin de réduire massivement l’utilisation de la climatisation ou réutilisent la chaleur émise en redirigeant les flux d’air ou les circuits d’eau. La chaleur est ainsi redistribuée à des bâtiments voisins du data center.

D’autres hébergeurs se disent « green » car promettent de compenser leur empreinte carbone en réinvestissant l’équivalent de l’énergie consommée dans des programmes écologiques (plantations d’arbres etc). Attention au risque de greenwashing !

S’il n’est pas facile de savoir si le vendeur en ligne a fait appel à un hébergeur « green », il devrait cependant ne pas manquer de le souligner sur son site. C’est une première intention éco-responsable qui peut valoir le coup de s’intéresser aux produits vendus et aux options de livraison proposées.

How to react to a fraudulent use of environmental claims or labels?

If you have spotted a product online which displays a label or claims to be 100% natural and you have a doubt about its authenticity, don’t buy it. Instead, you can report the French website to the French authorities.

SignalConso is a service from the Directorate General for Consumers, Competition and Fraud control (DGCCRF) of the French Ministry which provides guidance and advice, in French as well as in English. Your report will be transferred to the company and Fraud Control may decide to investigate further.

If you submit a query about your consumer rights, you will also receive a personalised email from a member of the Fraud Control staff.

Financé par l’Union européenne. Les points de vue et les opinions exprimés n’engagent toutefois que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou du Conseil européen de l’innovation et de l’Agence exécutive pour les petites et moyennes entreprises (EISMEA). Ni l’Union européenne ni l’autorité subventionnaire ne peuvent en être tenues pour responsables.